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16/05/2011

Comédie du livre 27 28 & 29 mai 2011

La Maison de la gravure méditerranée est présente à la Comédie du livre le 27, 28 & 29 mai 2011



Tous les jours à partir de 9h30 puis de 14h30 l'atelier je fais mon livre sera proposé aux 8/12 ans
Les jeunes gens réaliseront avec l'aide de notre équipe un livre d'artiste composé d'une ou deux images et d'un texte
Les images seront imprimées sur la presse taille-douce du stand et le texte sera imprimé en typographie traditionnelle grâce à une petite presse à épreuve.
Chaque atelier durera 2 heures avec 12 participants sur inscription directement au stand Maison de la Gravure Méditerranée.

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Chaque jour LES ATELIERS TECHNIQUES DE L'ESTAMPE

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le 27 mai à 12h - Ateliers techniques de l'estampe
Démonstration de la technique de la collagraphie

Présentation des livres d’artistes de Mustapha Belkouch, écrits par Nicole de Poncharra et James Sacré





Au Commencement était la Fin-5.jpgle 28 mai à 12h - Ateliers techniques de l'estampe
Démonstration des techniques mixtes : Estampe, gaufrage et collage.

Présentation des livres d’Akané Kirimura , écrits par Jean-Clarence Lambert

Exposition des premières sérigraphies de « Bios » livre d'artiste d’Akané Kirimura actuellement en cours d'édition à la Maison de la Gravure Méditerranée.





rothchildjudithfantome_rose.jpgle 29 mai à 12h - Ateliers techniques de l'estampe
Démonstration de la technique de la manière noire par Judith Rothchild et présentation de livres d’artiste des Éditions Verdigris avec des auteurs régionaux : Frédéric Jacques Temple, Marie Rouanet, James Sacré.

Huellas en Aubesessions

3383602749.JPGUne nouvelle édition de Aubesession à eu lieu ce dimanche 15 mai 2011
De nombreuses animations musicales ont ponctué cette journée et une décoration de rue accompagnait les expositions de peintures, de scuptures, de photographies et autres objets d'art.

La maison de la gravure méditerranée s'est installée rue de Bel Air pour présenter une nouvelle étape du projet de Pascal MAHAUD DE LA CONTRIE et Sarah FREBY: Huellas

HUELLAS est né pendant la construction de l’exposition « Mano a Mano » pour les Hivernales de la danse Flamenca 2002 à Béziers. Je travaillais depuis trois ans sur la construction de cette exposition de peinture. Hebdomadairement je croquais les mouvements des danseurs lors des cours de flamenco et des spectacles. C’est la force et la sonorité des coups martelant le sol qui m’ont séduit et ont fait émerger le concept de récupérer ces empreintes emplies d’émotions.



Le projet est un partenariat en premier entre deux plasticiens moi-même, Pascal MAHAUD DE LA CONTRIE et Sarah FREBY, photographe plasticienne et en second deux ateliers de gravure, l’atelier Gyrinus et la Maison de la Gravure Méditerranée.

En tant que concepteur et porteur du projet HUELLAS, j’effectue un travail de recherche en gravure et sur des installations plastiques afin de retranscrire la force et l’émotion du flamenco. Une trace invisible pour les spectateurs est laissée sur scène comme une séquelle, un appel ou l’existence d’une identité.
La gravure, comme technique d’impression, permet entre autre de travailler sur l’empreinte dans son expression la plus authentique.
Les photossons, installations photographiques et sonores, de Sarah FREBY accompagneront les gravures à l’exposition. Un travail qui vient compléter cette recherche sur l’invisible du spectacle, des instants sensibles et encore fragiles de la construction d’une œuvre.

Deux techniques d’impression sont abordées en partenariat avec les ateliers de gravure :
La première privilégie l’élaboration de plaques d’impression (cartons, zinc, cuivre, lino …) dans le but de travailler sur les tirages avec une presse à gravure. Ce travail s’effectue en résidence à l’atelier Gyrinus conduit par l’assistante technique de Caroline BLONDEEL.

La seconde est l’impression directe avec un encrage de plaque recouvert d’un papier qui vient se glisser sous les talons des danseurs sur scène. L’intensité de la pression du talon fait remonter l’encre dans le papier. Le travail est mené en résidence à La Maison de la Gravure Méditerranée avec l’assistance technique de Vincent DEZEUZE.

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La performance HUELLAS a pour objectif d’expérimenter différentes techniques pour récupérer ces empreintes laissées par la danseuse ou le danseur de flamenco sur le sol. Le groupe de flamenco Huellas travaillera et accompagnera la performance dans ces représentations durant le projet jusqu’à l’exposition finale pour les Hivernales de la Danse Flamenca 2011 à Béziers.

Danse de tempérament le flamenco est d’une grande richesse qui puise au plus profond des émotions pour les exprimer sur scène. La danse (El Baile), dans l’histoire, arrive après le chant (El Canto). Le chant comme exutoire était utilisé comme un langage et un moyen de rébellion, il permettait de dénoncer l’oppression et les souffrances du peuple. Comme un prolongement de l’esprit le corps du danseur vient incarner les paroles du chanteur. Pris dans la ferveur du chant et de l’histoire le danseur exprime avec force et violence, grâce et légèreté, douleur et souffrance ses origines, son passé, son existence.
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La danse va au-delà des mots comme pour exprimer l’inexprimable. Le danseur vient faire lien entre terre et ciel. Il puise dans le sol la force, au bruit des talons, pour aller l’offrir au ciel avec les mains. Il s’ancre au plus profond de la terre pour en extraire le suc émotionnel en témoignage d’une certaine condition humaine de ses ancêtres. Le sol devient l’interface entre passé et présent où le danseur vient se nourrir.

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HUELLAS veut révéler l’invisible du spectacle flamenco. J’ai décidé de travailler sur cet ancrage à la terre, ce sol où les danseurs puisent dans la force tellurique et le « creuset » ancestral où sont mélangés joie, souffrances et amour, pour en exprimer toute l’émotion. Entre force et légèreté la frappe vient inciser, marquer, tracer ou effleurer afin d’estampiller de cette énergie le papier.HUELLAS veut en matérialiser l’empreinte sonore.

Le choix de la gravure comme technique d’impression permet entre autre de travailler sur l’empreinte dans son expression la plus brute afin de garder toute son intensité. Ce procédé permet de glisser des plaques sous les pas des danseurs de façon à récupérer l’empreinte dans son intégralité et de la retranscrire sur papier.
Ces gravures seront accompagnées d’installations plastiques et sonores : " les Photossons " de Sarah FREBY. Cette photographe plasticienne travaille sur "l’avant", sur la mémoire des formes, la mémoire des mises en espace, la mémoire du corps au travail....

La volonté est de créer un univers visuel et sonore à partir d’images et de sons provenant des moments de recherches, de questionnements, d’erreurs, d’essais qui font partie intégrante de l’œuvre finale."Le comment est la forme que l’artiste donne à l’œuvre, le comment permet de méditer sur la manière de faire, sur la technique, le comment exprime une part de l’artiste. Le processus de création permet de voir comment une œuvre s’est construite." Sarah Fréby.

huellas, aubesession, estampe, maison de la gravure méditerranée


Les Photossons se composent d'une série de photographies associées à un enregistrement sonore propre à l'univers de chaque évènement. Elle a souhaité suivre les différentes étapes de création et de réalisation du projet HUELLAS
Cette exposition se veut le complément du spectacle flamenco, la révélation de l’invisible qu’il imprime sur cette scène, dans le ciel et dans nos têtes...

Pascal Mahaud de La Contrie (son blog)


Aubesessions

12/05/2011

De la litterature dans l'art

Exposition collective organisée en coopération avec la Maison de la Gravure méditerranée
Sous le patronage de Werner Schaub, président de la BBK Heidelberg et de René Böll, artiste graveur
Vernissage : Vendredi 13 mai à 18h30 à la Maison de Heidelberg
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Pour célébrer les 50 ans du jumelage au niveau artistique, un appel a été lancé aux artistes allemands et français, spécialement de Heidelberg et de Montpellier, pour participer à une exposition collective sur le thème de la littérature dans l’art.
Ce sujet, choisi en accord avec la Comédie du Livre, a rencontré un vif succès auprès des artistes des deux pays, car il existe à l'évidence des liens étroits entre l’art et la littérature. Ils expriment une vision du monde, perçue à travers les émotions et les impressions des créateurs. Lien, communication, émotion, échange d’impression sont aussi les mots-clés de tout jumelage.
Proposer aux artistes allemands et français de s’exprimer sur un thème commun et de montrer leurs productions côte à côte à la Maison de Heidelberg favorise ainsi l’échange au sein du centre culturel. Les images poussent littéralement à un dialogue franco-allemand, entre artistes, entre visiteurs et entre spectateurs et oeuvres.
A la fin de l'exposition, la Maison de la Gravure méditerranée offrira à l’un des artistes une résidence de travail dans son atelier, preuve que l’échange artistique entre les deux villes continuera au delà de cette exposition et qu’une première pierre est bâtie pour intensifier ce dialogue artistique entre Montpellier et Heidelberg.
La Maison de la Gravure méditerranée va concevoir un catalogue pour garder une trace de ce jubilé « artistique » à la Maison de Heidelberg.





Maison de heidelberg

11/05/2011

Walter Barrientos "Le retour du Chaman"

"Je suis né dans un village du Pérou à 4 000 mètres d'altitude. Jusqu'à 13 ans, j'étais nomade, j'ignorais tout de l'école.
A 15 ans, je suis allé à Cuzco, la capitale, pour étudier. Le choc entre la vie rurale et la vie citadine a été terrible. Dans mon village, il n'y avait ni eau courante ni électricité. On vivait à l'ancienne. On ne parlait d'ailleurs pas le péruvien, mais un dialecte. A l'école, au début, je ne comprenais pas la langue. Je me sentais isolé. Seul le dessin me passionnait et me permettait de sortir un peu de mes réflexions.
Après le collège, je suis parti à Lima pour gagner ma vie. Durant trois mois, j'ai été policier, je n'aimais pas ce travail. Je suis retourné dans mon village pour suivre l'enseignement du Chaman. Le pays était très militarisé. Ma famille a été persécutée, ma mère accusée de terrorisme.

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Je deviens vendeur de journaux. «El caballo rojo» est notamment celui où j'ai beaucoup appris. C'est là que je découvre une annonce d'un concours des Beaux-Arts. Un vrai coup de cœur pour moi. J'ai été inscrit en section gravure par hasard mais j'ai été rapidement séduit par cette technique et j'ai obtenu plusieurs récompenses en fin d'étude."

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En 1989 Walter Barrientos arrive en France et poursuit sa formation de gravure à l'école des Beaux-Arts de Montpellier sous l'œil de Patrice Vermeille. Sur une proposition de ce dernier et de Joëlle Pingaud, alors Directrice des Beaux-Arts, Barrientos va animer l'atelier d'impression de l'école pendant 3 ans.

En 1993, Walter Barrientos remet en route l'atelier de gravure de l'union des Arts Plastiques Méditerranée, qu'il animera jusqu'en 2001, date à laquelle il passera la main à Vincent Dezeuze pour aller s'installer à Toulouse.

Artiste invité, Barrientos travaillera deux ans à l'atelier d'estampes des Beaux-Arts de Toulouse grâce à la complicité de Jean-Luc Fauvel, professeur de la section graphique.

Aujourd'hui Walter revient montrer son travail dans sa ville d'adoption et au sein même d'un atelier à la naissance duquel il a largement contribué.

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du 21 mai au 1er juillet 2011

Vernissage vendredi 20 mai à partir de 19 H

exposition ouverte du lundi au vendredi de 14h à 18h
nocturne le lundi 21h30 (hors vacances scolaires)
et sur rendez-vous Tél. : 06-76-07-85-98